Le temps s’arrête à Sainte-Marie, « Mora-Mora » (doucement, doucement)… ce peuple ilien très métissé vit tranquillement au rythme du soleil, au jour le jour avec cependant pour ceux qui travaillent notamment dans le tourisme une véritable volonté d’être dans les meilleurs fondée sur une démarche de progrès.

On ne parlera jamais assez de l’authenticité et de l’accueil des saint-mariens. S’ils vivent très simplement, dans des cases en bois pour la plupart, leurs villages sont propres et souvent fleuris et, ils savent instinctivement recevoir. Ils répondent, sans le vouloir parfois, aux critères d’une charte d’écotourisme vert, avec :

  • une convivialité à toutes épreuves avec un respect des différences,
  • une valorisation des ressources locales avec un véritable savoir-faire traditionnel en agriculture et pour la pêche. Le riz, les femmes repiquent à la main et les hommes partent toujours en pirogue pour « gagner » le poisson,
  • une cuisine régionale,
  • une sensibilisation et la motivation de la population pour préserver l’environnement.

Une destination exceptionnelle qui pointe son nez enfin avec ce peuple à l’identité bien spécifique, protectionniste de son univers et cependant ouvert au monde dans un merveilleux sourire…

Ainsi, les saint-mariens, restant authentiques dans leur manière de vivre, les étrangers, contribuent à faire de cette île une perle, plus, une pépite dans l’océan Indien.

Les Saint-mariens
22 000 habitants vivent sur l’île dont 3/5 dans le sud.

Les Vazahas
Continuation d’une belle histoire avec la France puisque ce sont plus de 200 résidents de nationalité française (y compris la Réunion) qui viennent s’installer

HISTOIRE DES PIRATES, « un mythe bien réel »

La Découverte exceptionnelle de CINQ épaves de vaisseaux de pirates
En 2010, une équipe de chercheurs américains, dans le plus grand secret, ont entrepris de fouilles autour de l’îlot Madame, au centre de l’île Sainte-Marie. Ils ont ainsi découvert cinq épaves envasés dont le «Ferry Dragon» coulé volontairement par le gouverneur de Bourbon le 23 avril 1721. Dans ce ravissant mouchoir de poche qu’est l’île Sainte Marie, il est absolument remarquable d’avoir révélé autant de vaisseaux. L’île n’a aujourd’hui rien à envier aux Caraïbes… Aujourd’hui, les chercheurs sont en mesure de faire une datation de ces épaves à + ou – deux ans grâce au bois. La fouille archéologique a débuté courant 1er trimestre 2014 pour une bonne dizaine d’année. Le projet est d’envergure puisqu’il projette, d’une part, de remonter les artéfacts et un navire et de créer un musée à cet effet. Les autres épaves vont être nettoyées et pourront, dès lors, devenir de beaux spots de plongée. Il y a aussi une multitude canons, certains seront remontés en surface, les autres seront également mis en valeur sous la mer. Un travail colossal pour une belle perspective !!!

Le cimetière des Pirates
Face aux deux digues qui relient le Sud à Ambodifotatra, dominant l’îlot Madame, le cimetière des pirates n’en finit pas de faire couler les encres. Si dans les années 1680 jusqu’à 1710, les pirates s’installent véritablement au nord-est de Madagascar, entre Tamatave et Vohémar, ils se basent également à Foulpointe, dans la baie d’Antongil et bien sûr à Sainte-Marie, il n’en demeure pas moins que les dates inscrites sur les tombes ne correspondent pas à la période d’invasion de la piraterie.

Mœurs et coutumes des pirates
Ces pirates, malgré leur rudesse, entretenaient dans l’ensemble plus que de bonnes relations avec la population. Ils se sont mariés à des malgaches et donner naissance à des petits mulâtres, appelés malata ou zana-malata (« mulâtres » ou « descendants de mulâtres ». Ils collaboraient étroitement avec les chefs de village en ravitaillant le peuple ou en réglant des conflits.
En 1695, il est dit que Thomas White, pirate d’origine anglaise, a épousé en justes noces, Rahena, une princesse Anteva de la famille de Zafindramisoa, originaire de Foulpointe.

Histoire
Rattachée à Madagascar en 1896 après avoir été successivement dépendante de la Réunion en 1876 et de Diégo Suarez (Antsiranana) en 1888
Sous dépendance française jusqu’en 1958, l’île Sainte-Marie fut la seule à avoir désiré rester français lors d’un référendum, mais ceci sans succès. I l semble cependant que le peuple saint-marien soit descendants des bantous. La reine Betia dit Bety, fille de Ratsimilaho, dans les années 1750, raconte une jolie histoire d’amour entre la reine Bety (ou Betia) et le caporal Filet, dit la Bigorne. Mais la réalité est toute autre. Celle-ci ayant offert l’île aux français, partit en exil à Foulpointe, haut lieu de l’esclavagisme. Elle rencontre là La Bigorne, très mauvais garçon.. Une deuxième fois déçue, elle part pour l’île Maurice définitivement.
Il reste de son passage, l’église Sainte-Catherine Au gré des évènements politiques Sainte-Marie est restée néanmoins un poumon de verdure à part. Avoir un pied ici n’est pas banal. Pas surprenant, que ses visiteurs pour 1/3 reviennent là où il est bon de vivre.

Religion (les deux principales)
Le « Famadihana » (Le retournement) ou Famongarana
« Les vivants vivent pour les morts »
Tous les 5 à 7 ans, les malgaches « sortent leurs morts » de leur premier tombeau pour leur changer leur « lamba mena » (linceul). Généralement, ce nouvel habit est en tissu précieux. Réjouissance de circonstance et fête, la famille enlève les restes des ancêtres pour emballer les squelettes restant dans le « lamba ». Après avoir dansé avec leurs morts, ils les inhumeront de nouveau. Cette tradition doit s’effectuer avant que le soleil ne se couche.

Le catholicisme
La plus ancienne église de tout Madagascar, 1859. Elle fut construite par Monseigneur Dalmond, premier évêque de Madagascar qui repose dans l’église. L’autel en fonte où il repose est un cadeau de l’impératrice Eugènie.

 

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