LA BAIE DE MANOMPANA

Une demi-heure de bateau et nous arrivons aux abords de la baie de Manompana, comme les corsaires qui venaient autrefois s’y abriter en cas de cyclone. Cette baie recèle en effet un abri parfait contre les tempêtes, de loin le meilleur de toute la côte Est de Madagascar. La passe est facile, et une épave en borde le nord ; une fois rentré dans le lagon,ç’est l’émerveillement ! Un lagon bleu-vert, puis un petit cap ourlé de sable après lequel on découvre le fameux abri : un bassin parfait bordé de mangrove, et pas une ride sur l’eau même par grand vent. Puis le bateau glisse doucement vers le fond de la baie, aussi nommée baie de Tintingue. Joli nom n’est-ce pas ? Nous accostons près du ponton du gite local, un charmant endroit tout simple, de bois et de chaume vêtu. Avant le déjeuner, la visite du village nous fait découvrir un havre de paix. La scabreuse piste qui le traverse (3 jours de 4X4 pour y arriver depuis Tamatave) dessert une multitude de cases et petites boutiques. Après un repas de poisson, calamar ou crabe, accompagné d’un riz rouge local succulent, baignade ou sieste sous un palmier bienveillant. En début d’après-midi, nous reprenons notre bateau pour rentrer à Sainte Marie, avec un petit détour par la Pointe à Larrée, presqu’île qui se détache de la Grande Terre au point le plus étroit du canal de Sainte Marie, à peine 4 km.

Durée : la journée

LA RIVIÈRE D’ANOVE

Après une traversée de ¾ d’heure en bateau pour atteindre la côte Est de la grande île, Madagascar, nous atteignons l’embouchure de la rivière Anove. Le passage s’annonce un peu difficile pour trouver la passe et ne s’échouer ni sur le rivage, ni sur les caillasses qui bordent l’autre bord de l’embouchure. C’est le début de l’aventure, le petit frisson …

Mais c’est sans encombre et sans difficulté majeure que notre pilote s’engage dans l’une des plus belles rivières de l’Est. Son bras est aussi large que ceux de la Loire ou de la Seine. Impressionnant paysage vierge tout le long de notre périple fluvial où nous découvrons des espèces végétales intactes comme le Pandanus, arbre exploité pour le tressage des nattes, des bambous immenses, des girofliers dont les feuilles se couvrent d’or sous le soleil . Au détour d’un méandre, une cinquantaine de canards sauvages et de sarcelles pataugent et ne semblent pas connaître le danger humain. Les bécasses et bécassines se cachent sous les feuillages du rivage, il n’y a plus aucun bruit… Nous avançons doucement le long de la rivière, des tâches roses s’éparpillent dans les arbres, ce sont des lianes « paederia » et plus loin de magnifiques Cyperus Prolifer de la famille du papyrus, verts «pétants» plongent leurs pieds dans l’eau douce tout près des «oreilles d’éléphant ». Ces dites oreilles possèdent des vertus médicinales. On brûle leur pétiole et l’eau ainsi chauffée qui en sort désinfecte les plaies. Mais la couverture marron qui leur protège les pieds sert aussi pour l’artisanat, chapeau ou natte sont tressés grâce aux fibres. Lors du dernier violent cyclone « Yvan » qui s’est abattu sur l’île, le tubercule servait de nourriture. Soudain s’envole un héron-crabe, blanc quand il vole et dès qu’il se pose il devient beige à se confondre dans la nature. Des martins-pêcheurs regardent notre ligne derrière le bateau en espérant que nous remontions un tilapia, ou des petits mérous, voire un « kabocho » ou un poisson-ventouse. Quelques pirogues passent chargés de feuilles de giroflier, nous nous arrêtons au village pour acheter des citrons « gas » et des citrons « vaza ».

NOSY ATAFANA  “une île aux mille couleurs”

Sur la côte Est de Madagascar, située en face du village de Sahasoa, cette petite île de 1 000 ha se compose en fait de trois îlots entourés d’une barrière de corail, véritable récif frangeant submergé. Outre ses plages mirifiques, la mer turquoise abrite un véritable parc marin (réserve naturelle protégée.). On peut découvrir diverses espèces de très beaux coraux et de poissons tropicaux, plein de petits capitaines et des mérous assez gros dans très peu de profondeur et ce, à proximité des tombants. Le plus grand des trois îlots, Nosy Atafana, est le refuge des roussettes qu’il est interdit de chasser. C’est également le lieu de reproduction de différentsoiseaux terrestres comme les hérons noirs ou blancs et d’autres oiseaux de mer. La nature est préservée sur la partie terrestre et seul un gardien y séjourne et vous servira de guide. Pique-nique sur la plage ou déjeuner à Sahasoa. Dans toute cette zone, vous pourrez également apercevoir les tortues marines ou les dauphins d’août à septembre et évidemment les baleines à bosses qui se reproduisent dans la baie d’Antongil de fin juin à mi-octobre. Vers 15h00, nous repartons vers Antanambe pour y dîner et dormir dans un gîte simple et chaleureux, au bord d’une plage et d’une baie paradisiaques. Retour à Sainte-Marie le lendemain matin.

Durée : deux jours

 

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